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HISTORIQUE

 

 

Par Yvon Mantha, éditeur-adjoint

avec la collaboration d’Arthur LeBlanc, fondateur

 

 

Il nous fait plaisir de vous résumer l’évolution de la revue Voir Dire depuis ses tout débuts jusqu’à nos jours. Un jalon d’histoire quelque peu mouvementé.


Il faut dire qu’au début nous n’avons jamais pensé qu’un jour nous fêterions nos 25 ans d’existence. Nous avons réussi à gérer ce projet de main de maître et avons atteint notre objectif de publier notre revue à tous les deux mois, et ce, depuis 25 ans. En cours de route, nous avons ramé contre vents et marées et avons, à maintes reprises, rencontré quelques embûches, pour finalement arriver à bon port après nous être acquittés de notre mission de façon admirable et déterminante.


Avec l’arrêt de la parution de l’Ami des Sourds en 1974, ainsi que des dernières parutions de l’Écho du Sourd et du Sourd Québécois, respectivement en 1979 et en 1980, la collectivité sourde francophone se retrouve sans aucune publication. C’est en 1983, suite à une demande de subvention de l’Association des Sourds du Montréal métropolitain (ASMM) auprès du gouvernement, que nous avons pu assister à la naissance de la revue Voir Dire, qui se veut non seulement un organe d’information, mais aussi un outil politique dont l’objectif est la défense des droits des Sourds.


Au départ, nous étions subventionnés et parrainés par l’ASMM. Mme Lisette Lamontagne en était alors la présidente, tandis que M. Arthur LeBlanc était celui qui coordonnait le projet intitulé ‘’Communication-Sourds’’, projet subventionné par le ministère fédéral de la Main d’oeuvre et de l’Immigration. Grâce à la subvention accordée à ce projet, cinq employés ont pu être embauchés et toutes les dépenses de la revue furent payées pour les trois premières parutions. Un des personnages clés de cette époque fut sans contredit M. Robert Forgues, alors rédacteur en chef de la revue. Pour débuter, nous nous sommes installés dans l’ancien bureau de l’ASMM qui était situé à ce moment-là dans le local du 3700 rue Berri, à Montréal. Vers la fin des années 1980, l’ASMM s’est fusionnée avec l’Association des adultes avec problèmes auditifs (AAPA) pour ensuite devenir, en 1991, le Centre de la Communauté Sourde du Montréal métropolitain (CCSMM).


Après avoir occupé le local du 3700 rue Berri pendant près de cinq ans, Voir Dire emménage au printemps 1988, en même temps que d’autres organismes, à la Maison de la Surdité située au 10,055 de la rue Papineau, à Montréal. Ce séjour dans cet édifice fut bref car, le 1er juin 1990, la Fondation des Sourds du Québec, qui a financé le bail de location pendant près de trois ans, décide de fermer le local et c’est sur la rue Esplanade que Voir Dire reprend ses activités pour quelques années. Par la suite, en 1993, sous le giron du CCSMM, Voir Dire emménage avec d’autres organismes au 65 rue de Castelneau Ouest et y réside pendant près de sept ans. Vers la fin de l’année 2001, le déménagement du CCSMM à la Maison des Sourds sur la rue Crémazie Est met fin à toute collaboration avec Voir Dire, suite à une mésentente.


C’est au début de 2002 qu’une toute nouvelle collaboration se développe avec la Fondation des Sourds du Québec (FSQ). Grâce à cette collaboration, nous avons pu bénéficier de leur soutien financier et matériel en établissant le siège social de la revue dans leurs locaux situés au 725 boul. Henri-Bourassa Ouest, là ou se trouve le magasin de surplus de bureau. Ce séjour sur Henri-Bourassa fut de courte durée, jusqu’à l’automne 2002, et ensuite nous avons emménagé dans le magasin de surplus de la FSQ situé sur la rue Fleury Est. Les contraintes financières de la FSQ nous obligent à mettre fin à toute collaboration en décembre 2003.


Ce n’est qu’au printemps 2004 que Voir Dire a trouvé un local au Centre des Loisirs des Sourds de Montréal (CLSM), sis sous-sol de l’église St-Vincent-Ferrier. Depuis près de cinq ans maintenant, nous avons pu jouir de l’excellente collaboration du CLSM grâce à un échange de services tels que local, soutien administratif et technique. Ce fut pour nous un excellent soutien pour assurer notre continuité.


Cette année, après plus de 25 ans d’existence, Élie Presseault fut embauché comme étant notre premier employé grâce à une subvention d’emploi financée par Sphère-Québec et Emploi-Québec, et ce, pour une durée de six mois. Une des priorités parmi les tâches que nous avons confiées à Élie fut de seconder le comité organisateur dans la planification de notre 25e anniversaire de fondation.


Depuis près de 25 ans, Arthur LeBlanc, président fondateur, et Yvon Mantha, éditeur-adjoint, ont su diriger la revue de main de maître avec une équipe de bénévoles hors pair et une collaboration de tous les instants de nos partenaires : associations, organismes, établissements, etc. Si la revue a pu maintenir son indépendance et exister si longtemps, c’est surtout grâce à l’équipe bénévole de production qui s’est dévouée toutes ces années. Au printemps 2007, suite au retrait d’Arthur LeBlanc, nous avons accueilli un nouvel éditeur, Philippe Jules Desrosiers, et nous sommes convaincus qu’il saura s’acquitter de ses tâches avec brio et dextérité pour encore de nombreuses années à venir.


Nous tenons à remercier particulièrement la direction du Centre des Loisirs des Sourds de Montréal et la Fondation des Sourds du Québec pour leur soutien financier et administratif, les associations et organismes de personnes vivant avec une surdité, les bénévoles, les administrateurs pour leur appui indéfectible, ainsi que les annonceurs, bailleurs de fonds, sans qui la revue Voir Dire n’aurait pu exister.

 

 

 

 

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